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ELSE #5

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ELSE est une revue lancée en 2011 par le Musée de l’Elysée, qui appréhende la photographie dans toute sa diversité en s’interrogeant sur les récents changements de regard qui s’opèrent face aux images. ELSE présente dans chaque numéro des portfolios inédits et donne à voir la pluralité de la scène photographique émergente. Objet de collection à l’esthétique radicale, véritable plate-forme curatoriale portée par des spécialistes de la photographie internationaux, la revue fait la part belle à la découverte. Les portfolios sont accompagnés de textes succincts et efficaces qui laissent parler les images seules.

ELSE #5, juin 2013

Claude Closky, Anita Cruz-Eberhard, Anouck Durand, Norman Mustill, Christian Lutz, Laia Abril, Victor Hasselblad, Sha Kokken

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Edito

Des usages multiples de la photographie, il en est un qui rassemble des pratiques aux finalités disparates. C’est le « Je veux voir », exigence clamée par les photographes, qu’ils soient artistes, amateurs ou scientifiques.

Chez le regardeur, la revendication est plus globale : « Je veux tout voir », comme si le tout garantissait la liberté de voir. Le diffuseur, lui, oppose sa volonté de contrôle à la liberté du regardeur, de l’enjolivement des images jusqu’à leur censure.

C’est la lutte des images dans un trio avec l’auteur, le diffuseur et le regardeur. C’est une question de pouvoir et de révolte. Le pouvoir central installe le photographe officiel des frontières mais l’usage privé de la photographie lui est formellement interdit, tandis que le pouvoir de la presse retouche avant publication ses photographies de cinéma.

Ici, on efface un personnage, là, on recadre, on sélectionne ce que l’on veut donner à voir. La fabrique des icônes modernes est en marche, de la propagande au glamour…

Mais les images se révoltent et, avec elles, leurs auteurs. Si la partie se joue sur le terrain de la possibilité de voir, alors c’est tout le régime de diffusion qui est repensé, comme dans ces autoportraits de jeunes filles anorexiques postés en ligne. Ils s’échangent, se commentent, hors des canaux habituels de diffusion.

Comme ce travail sur une église évangélique dont une décision de justice vient d’interdire la diffusion. Mais déjà le photographe réagit en barrant ses images du texte de la plainte.

La liberté de voir s’exerce comme un contrepouvoir. Faut-il donc à ce point avoir peur des images pour en réclamer le contrôle? Comme cet animal qui se passerait bien de l’ajout d’un point rouge sur sa photographie. C’est la désignation de la zone de tir, le signe de l’impact mortel. Sans lui, il gambade, avec, il meurt.

La photographie, et plus encore l’usage que l’on en fait, est le marqueur d’une époque, le révélateur de notre relation à l’autre, au monde et à nous-mêmes. En témoigne cet album de famille qui porte en lui l’horreur. Pétrifiés, on se dit que ce n’est pas des images dont il faut avoir peur.

Sam Stourdzé
Directeur du Musée de l'Elysée (2010-2014)

Sommaire

1 - Antidote aux flous
Présenté par Werner Kühler

2 - Claude Closky, Photos d’écran
Présenté par Véronique Terrier Hermann

3 - X Marks the Spot
Présenté par Joachim Schmid

4 - Red Dots
Présenté par Erik Kessels

5 - La Normalité
Présenté par Florent Brayard

6 - Anita Cruz-Eberhard, Digital Ikebanas
Présenté par Sam Stourdzé

7 - Anouck Durand, Mihal, photographe des frontières
Présenté par Véronique Terrier Hermann

8 - Norman Mustill, Twinpak
Présenté par Yannick Bouillis

9 - Christian Lutz, La Peur de (se) voir
Présenté par Sam Stourdzé

10 - Laia Abril, Thinspiration
Présenté par Joan Fontcuberta

11 - Zone d’irréalité
Présenté par Sam Stourdzé

12 - Victor Hasselblad, Le Petit oiseau va sortir
Présenté par Clément Chéroux

13 - L’Amore nella vita sessuale di Sha Kokken
Présenté par Christoph Schifferli